Les bons conseils pour s'orienter dans la nature

Publié par Survival World le

Apprendre à lire une carte:

Spécialité éminemment masculine “si l’on en croit les mauvaises langues” la lecture d’une carte est un préalable indispensable à toute randonnée. Une carte digne de ce nom mentionne les courbes de niveaux, qui permettent, avec un peu de pratique, de visualiser mentalement la « forme » du terrain : les creux, les bosses, les montagnes et les vallées. La lecture des courbes de niveau doit vous « parler », vous permettre de déterminer un itinéraire et un horaire. Entraînez-vous sur les lieux que vous connaissez parfaitement, jusqu’à « voir » le paysage en trois dimensions.

Estimer sa vitesse de progression:

Quatre kilomètres par heure pour un marcheur, 300 à 400 m de dénivelée positive par heure, de 600 à 800 en descente... L’expérience vous conduit à établir des repères sur votre rythme et, ainsi, à estimer plus facilement vos temps de parcours. Pratiquement, si vous êtes perdu, à une heure de marche du dernier point connu, vous pouvez donc, pour vous situer, tracer sur la carte autour de ce point connu un « cercle d’incertitude » de rayon 4 km. Amusez-vous par ailleurs à compter vos pas sur une distance précise (entre deux bornes kilométriques par exemple). Cela vous sera utile le jour où, dans le brouillard, il vous faudra trouver un refuge, que la carte localise à 700 m au sud-est.

S’orienter aux étoiles:

Se guider aux étoiles ? Plutôt imprécis mais assez instinctif dès que l’on a l’habitude. Trêve de discours. À retenir : plein nord, sous nos latitudes, deux constellation majeures sont toujours visibles : la Grande Ourse et Cassiopée. La Grande Ourse ressemble à une grande casserole au manche cassé. Cassiopée vous aidera avant tout à localiser la Grande Ourse (parfois basse sur l’horizon) et par conséquent à retrouver le nord.

Fabriquer une boussole de fortune:

La boussole fait partie du fond de sac du randonneur. Mais quelle qu’en soit la raison (oubli, perte, panne de pile pour les montres-compas-altimètres...) il peut être utile de fabriquer une boussole de fortune. La plus simple consiste à piquer une aiguille métallique dans une peau de mandarine ou une feuille morte, qui flottera sans problème dans une eau calme, avant de s’orienter progressivement vers le nord magnétique. C’est certes peu précis mais c’est un moyen remarquable de briller devant ses petits-enfants.

Emporter la quadrature du cercle : GPS, carte, boussole et altimètre

Depuis l’apparition du GPS, la boussole, l’altimètre, et parfois même la carte, sont remisés au fond des cartons dans le grenier. Passons sur le fait que 95% des utilisateurs ne savent pas utiliser leur GPS, oublions les piles qui flanchent, la perte du « précieux » dans le sable... Il est risqué, voire dangereux, de se contenter du GPS dès lors que l’on s’éloigne des sentiers battus. Emportez au minimum la carte. Ensuite, la montre-altimètre, qui sera en outre parfois équipée d’une boussole. Un trekkeur sérieux emporterait même un altimètre mécanique à aiguille et une boussole de qualité.

Savoir rejoindre un point précis grâce au GPS

Le GPS est un outil complexe à utiliser qui demande énormément de pratique pour être utilisé sans hésitation en cas de nécessité vitale. LA fonction à connaître : la fonction « Go To ». Commencez par calculer les coordonnées de votre cible sur la carte. Pour ce faire, repérez les graduations UTM en bordure de la carte et déduisez-en les coordonnées, à l’aide d’une équerre graduée ou « au jugé ». Pour les rentrer dans le GPS... lisez le mode d’emploi ! En règle générale, une manipulation rapide permet de « créer un waypoint ». Ensuite, une fois la cible créée, appuyez sur la touche « GoTo », « Rallier » ou « Aller à » (selon les traductions). Attention, cette « route » à vol d’oiseau ne prévient pas des falaises, gouffres, crevasses, qui pourraient se présenter. En revanche, même si vous contournez un obstacle, le GPS continuera à vous indiquer la bonne direction.

Chercher des points de repère intermédiaires

Lorsque aucun point intermédiaire n’est disponible (banquise, steppe), le repère intermédiaire utilisé sera un compagnon de route (skieur, randonneur...). Envoyez un compagnon en tête, en corrigeant sa trajectoire (voix, gestes) afin qu’elle concorde avec l’azimut calculé. Une fois en place, il vous suffit alors de le rejoindre et de renouveler l’opération. Cela peut s’effectuer à l’inverse également : vous partez en tête, vous vous positionnez par rapport au groupe en fonction de votre azimut (logiquement inversé) avant de leur faire signe de vous rejoindre. Par temps de brouillard, progressez derrière un compagnon de route à la limite de la visibilité, en corrigeant sa trajectoire dès qu’elle s’écarte de la route choisie.

Remettre vos compagnons sur le droit chemin:
En phase de navigation à la boussole, on se trouve confronté aux repères intermédiaires. Une fois définie la direction sur la carte, puis reportée sur le terrain, on « vise » un point lointain (une montagne par exemple), sensé nous donner cette direction générale. Les points intermédiaires (un arbre, un rocher...) également situés sur cet azimut permettront de garder ce cap même lorsque le repère lointain disparaît à cause du terrain.

 

Improviser un itinéraire de secours:

Retard, blessure, mauvais temps... Il faut parfois improviser un itinéraire dans l’urgence, pour atteindre le plus efficacement possible un point précis. On opère alors en simplifiant le terrain, avec des points de butée. « Suivre la lisière jusqu’au torrent, suivre le torrent jusqu’à la falaise, suivre la falaise jusqu’au sentier et suivre le sentier jusqu’au parking ». Ce ne sera certes pas le chemin le plus court, mais assurément le plus simple.

Savoir partir volontairement dans la mauvaise direction

Comme dirait mon beau-père : « un chemin qui part à droite peut très bien aller à gauche ». L’erreur volontaire est une technique de navigation qui consiste à accepter un détour pour acquérir la certitude de sa position. Concrètement, si vous devez atteindre un gué, sur une rivière située au nord : en marchant droit sur le but, si le pont reste invisible lorsque vous atteignez la rivière, rien ne vous permettra, avec la marge d’erreur, de savoir si vous devez chercher le gué sur la gauche ou sur la droite. Tandis que si vous suivez un azimut de 2 ou 3 degrés à gauche, une fois à la rivière, il vous suffira de partir à droite pour trouver votre gué !

 


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